Concessions balnéaires en Italie et concessions de plage en France : des structures démontables sur vis de fondation
L'Italie remet en concurrence ses concessions balnéaires, et les appels d'offres sont ouverts aux opérateurs de toute l'Union. En France comme en Italie, ce qui compte, c'est aussi la façon dont l'établissement est construit : ce qui se démonte et comment la plage est rendue. Les vis de fondation T-Block® en inox portent platelages, kiosques, cabines et passerelles sans béton coulé sur la plage, se posent hors saison et, en fin de concession, se dévissent et ne laissent aucune trace.
Concessions balnéaires en Italie : ce qui change
En Italie, les établissements balnéaires (stabilimenti balneari, ou lidi) occupent le domaine public maritime en vertu d'une concession. Pendant des années, ces concessions ont été prorogées automatiquement ; en 2016, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive services, dite «directive Bolkestein», s'oppose à une prorogation sans procédure de sélection. Elles sont désormais réattribuées par appel d'offres.
La loi annuelle sur la concurrence (loi n° 118 du 5 août 2022, modifiée en 2024) prévoit que les concessions en cours restent valables jusqu'au 30 septembre 2027 et que les appels d'offres doivent être lancés au plus tard le 30 juin 2027. La procédure respecte le droit de l'Union et les principes de liberté d'établissement, de transparence, de non-discrimination et d'égalité de traitement : les opérateurs des autres pays de l'Union peuvent y participer.
Fin septembre 2026, le ministère italien des Infrastructures et des Transports a présenté le projet d'appel d'offres type national, le modèle sur lequel les communes rédigeront leurs avis. C'est un projet : son contenu peut changer avant l'approbation. Certaines communes ont déjà publié leur propre appel d'offres, comme Riccione.
Pour un groupe qui vise une plage italienne, cela veut dire préparer un projet en italien, pour une commune italienne : ce qui sera posé sur le sable, ce qui sera investi, comment la plage sera rendue. C'est là que la fondation des structures entre en jeu.
Pourquoi la fondation compte dans l'appel d'offres italien
Les règles italiennes des concessions reviennent toujours à la même distinction : les ouvrages amovibles, que l'on peut enlever, et les ouvrages non amovibles ou difficiles à enlever. Une fondation coulée dans le sable appartient à la seconde catégorie ; une fondation qui se dévisse aide à concevoir des structures qui appartiennent à la première.
En fin de concession
Le code italien de la navigation prévoit qu'à la fin de la concession les ouvrages non amovibles reviennent à l'État, sauf si l'administration en ordonne la démolition et la restitution du bien «nel pristino stato», c'est-à-dire dans son état d'origine. La loi 118/2022 ajoute que l'autorité peut ordonner au concessionnaire sortant de démolir à ses frais les ouvrages non amovibles. Avec des vis de fondation, il n'y a pas de plot à démolir : elles se dévissent et le sable redevient comme avant.
Dans l'avis d'appel d'offres
L'avis doit décrire la zone et les «ouvrages difficiles à enlever» qui s'y trouvent. Parmi les critères de choix, la loi cite la qualité des installations et des ouvrages et les objectifs de protection de l'environnement. Combien de points ils valent, et comment on les documente, c'est chaque avis qui le dit.
Hors saison
Jusqu'à l'attribution, les concessionnaires peuvent laisser en place pendant la fermeture les installations amovibles prévues par la loi, en continuant à payer la redevance. Une structure qui se démonte et se remonte, sur des fondations qui restent ou se dévissent, suit le rythme des saisons.
Investissements et indemnisation
La loi prévoit pour le concessionnaire sortant une indemnité, à la charge du nouveau titulaire, égale aux investissements non encore amortis plus une juste rémunération de ceux des cinq dernières années. Son calcul relève de la loi et de vos conseils ; côté fondation, les vis peuvent être dévissées et réutilisées.
Ce que demandent les communes : deux exemples
Rimini, plan de la plage
Les règles techniques du Piano dell'Arenile de Rimini demandent des ouvrages dont les caractéristiques permettent de les enlever facilement pour rétablir l'état d'origine des lieux, et n'admettent pas d'ouvrages en béton coulé en place. Pour les fondations : elles «devront être réalisées avec des technologies sèches. Les fondations coulées en place ne sont pas admises» (notre traduction).
Une vis de fondation se visse, elle ne se coule pas. Le choix du type de fondation, et les vérifications sur le sable, reviennent au concepteur selon le plan et les NTC 2018.
Riccione, appel d'offres pour 14 concessions
Dans l'offre technique, le règlement donne jusqu'à 20 points à un critère qui comprend la «qualité des installations et des ouvrages», et jusqu'à 5 à la gestion écocompatible et à la durabilité environnementale. En fin de concession, le titulaire doit libérer la zone et la rendre «nel pristino stato».
Chaque appel d'offres a ses critères : ceux-ci ne valent que pour celui-ci et servent seulement à voir ce qui est évalué.
Sources (Italie et Union européenne)
- Concessions en vigueur jusqu'au 30 septembre 2027 ; installations amovibles maintenues hors saison jusqu'à l'attribution (art. 3, alinéas 1 et 3-bis) : loi italienne n° 118 du 5 août 2022, texte en vigueur, sur Normattiva (en italien), consulté le 1er octobre 2026.
- Procédure conforme au droit de l'Union et aux principes de liberté d'établissement, de transparence et de non-discrimination ; appels d'offres lancés au plus tard le 30 juin 2027 ; «ouvrages difficiles à enlever» dans l'avis ; critères d'attribution ; démolition des ouvrages non amovibles ; indemnisation (art. 4, alinéas 1, 3, 4, 6, 8 et 9) : loi italienne n° 118 du 5 août 2022, texte en vigueur, sur Normattiva (en italien), consulté le 1er octobre 2026.
- Les ouvrages non amovibles reviennent à l'État en fin de concession : code italien de la navigation, art. 49 (en italien), consulté le 1er octobre 2026.
- Le droit de l'Union s'oppose à la prorogation automatique des concessions balnéaires italiennes sans procédure de sélection (directive services 2006/123/CE, article 12 ; affaires jointes C-458/14 et C-67/15) : Cour de justice de l'Union européenne, communiqué de presse n° 77/16, 14 juillet 2016.
- Plan de la plage de Rimini (Piano dell'Arenile), règles techniques en vigueur depuis le 10 septembre 2025, art. 21 et 24.1 : commune de Rimini (en italien), consulté le 1er octobre 2026.
- Appel d'offres pour 14 concessions, publié le 16 septembre 2026, offres avant le 20 octobre 2026 : règlement de consultation (critères de l'offre technique) et projet de concession (restitution «nel pristino stato») : commune de Riccione (en italien), consulté le 1er octobre 2026.
- Projet d'appel d'offres type national présenté par le ministère des Infrastructures et des Transports : ANSA (en italien), 30 septembre 2026.
En France : les concessions de plage
En France, les règles viennent du «décret plage» (décret n° 2006-608 du 26 mai 2006), aujourd'hui intégré au code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP, articles R2124-13 et suivants). Deux idées reviennent, comme en Italie : sur la plage, seulement du démontable, et une plage qui puisse revenir à son état initial.
Voici les points qui touchent directement les structures d'un établissement de plage, dans la version en vigueur au 1er octobre 2026.
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Qui concède, et pour combien de temps
L'État peut accorder sur le domaine public maritime des concessions ayant pour objet l'aménagement, l'exploitation et l'entretien des plages. La durée de la concession ne peut excéder douze ans. La commune ou le groupement de communes dispose d'un droit de priorité.
Source : CGPPP, art. R2124-13, art. R2124-21.
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Les lots de plage mis en concurrence
Le concessionnaire peut confier tout ou partie de l'exploitation à des sous-traitants par des conventions d'exploitation. Quand le concessionnaire est une commune, ces conventions suivent la procédure de délégation de service public du code général des collectivités territoriales ; les candidats sont examinés notamment sur leur aptitude à assurer l'accueil du public et la préservation du domaine, et le préfet approuve les projets de convention.
Source : CGPPP, art. R2124-14, art. R2124-31.
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Au moins 80 % de plage libre
Un minimum de 80 % de la longueur du rivage, par plage, et de 80 % de la surface de la plage, dans les limites communales, doit rester libre de tout équipement et installation ; pour une plage artificielle, au moins 50 %. L'accès des piétons aux plages est libre, et l'usage libre et gratuit par le public est la destination fondamentale des plages.
Source : CGPPP, art. R2124-16, code de l'environnement, art. L321-9.
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Seulement du démontable
Seuls sont permis sur une plage les équipements et installations démontables ou transportables, sans élément de nature à les ancrer durablement au sol. Ils doivent être conçus pour permettre, en fin de concession, un retour du site à l'état initial, et respecter le caractère des sites et les milieux naturels.
Source : CGPPP, art. R2124-16.
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Une plage libre hors saison
En dehors de la période d'exploitation fixée dans la concession, six mois au plus, la surface concédée doit être libre de toute installation démontable ou transportable. Dans les stations classées, la période peut aller jusqu'à huit mois par an si la commune le demande par une délibération motivée.
Source : CGPPP, art. R2124-16, art. R2124-17.
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L'exception de l'ouverture à l'année
Dans certaines stations classées qui remplissent des conditions précises de fréquentation hivernale, le préfet peut agréer le maintien en place des établissements démontables au-delà de la période d'exploitation, s'ils restent ouverts au moins quarante-huit semaines consécutives par an, quatre jours par semaine.
Source : CGPPP, art. R2124-18, art. R2124-19.
Ce que cela veut dire pour la fondation
Un plot ou une dalle coulés dans le sable ne partent pas avec l'installation quand on la démonte. Une vis de fondation se visse au moment du montage et se dévisse au démontage, avec le même outillage, sans laisser de béton ni de trace dans le sable ; les vis récupérées intactes se réutilisent.
Mais le texte parle d'installations «ne présentant aucun élément de nature à les ancrer durablement au sol», et c'est le préfet, avec le dossier du bureau d'études, qui apprécie si un projet respecte ces conditions. Nous ne prétendons pas à sa place qu'une installation sur vis est conforme : nous fournissons les données des fondations pour que le dossier puisse le démontrer.
Ce que l'on peut fonder sur le sable
La vis sert d'appui : on y fixe une platine, un étrier ou un châssis, et la structure se monte juste après la pose. Chaque structure a son calcul, mais le principe est le même pour tout ce qui se trouve sur un établissement de plage.
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Platelages et terrasses
Le plancher de l'établissement, surélevé au-dessus du sable sur des poutres posées sur les têtes des vis. C'est le chantier de Giulianova et de Castellammare del Golfo.
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Passerelles
Les cheminements vers la mer et entre les rangées : chaque vis est posée au niveau voulu, sans niveler la plage.
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Kiosques et paillotes
Le bar ou le point de restauration sur le sable. À Riccione, les têtes des vis ont été préparées en atelier pour recevoir la structure du chiringuito.
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Ombrages et pergolas
Pergolas, voiles et couvertures des zones d'ombre : le vent les tire vers le haut, et les vis les retiennent aussi à l'arrachement.
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Cabines et services
Cabines, douches, réserves et petits locaux de service, posés sur un châssis fixé aux têtes plutôt que sur une dalle.
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Châssis et structures spéciales
À Rimini, un châssis circulaire en acier monté sur des fondations posées en cercle. Si besoin, le modèle est dessiné sur mesure.
Inox AISI 304 en bord de mer
Sable, embruns et nappe salée sont un milieu agressif pour l'acier. C'est pourquoi sur la plage nous utilisons l'acier inoxydable AISI 304, et toutes les réalisations sur le sable présentées plus bas sont en inox.
La galvanisation à chaud reste le choix pour beaucoup de sols, mais sa durée dépend de l'épaisseur du zinc et de l'agressivité du sol : là où la salinité est forte, on envisage l'inox. Sur demande, d'autres aciers ou des protections anticorrosion spéciales sont possibles.
Au-delà du catalogue standard, T-Block® réalise des modèles sur mesure, avec des géométries et des matériaux selon le cahier des charges du client : platine, tête et longueur se dessinent sur la structure de l'établissement.
Pose hors saison, plage fermée
Pas de béton à laisser prendre : on pose même sous la pluie ou par temps froid, et la structure se monte dès que la vis est au niveau. Nos chantiers sur la plage ont été réalisés hors saison, avant la réouverture.
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Relevé et piquetage
Les points sont marqués sur le sable à partir des données du projet.
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Arrivée de la machine
La machine à chenilles descend du camion sur le front de mer et rejoint la zone de travail, même près des cabines.
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Vissage au niveau
Le mât tient la vis à la verticale pendant qu'elle entre dans le sable ; la tête s'arrête au niveau du projet.
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Montage de la structure
Étriers, poutres ou châssis se fixent sur les têtes, juste après la pose.
Comment travaille la machine : machine à chenilles à mât. Pour les petits chantiers, comme une terrasse de jardin, on pose aussi avec la visseuse et la barre de réaction.
Cinq établissements sur vis de fondation
De l'Adriatique à la Sicile : des établissements balnéaires, un chiringuito et la terrasse d'un lido. Photos, vidéos et détails de chaque chantier sont sur la page vis de fondation pour plages privées.
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Spiagge Luna, Misano Adriatico
Des fondations sur mesure en inox, vissées dans le sable à côté des cabines avec la machine à chenilles.
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Aquamarina, Giulianova
Une platine ronde et un étrier en U sur chaque vis ; au-dessus, des poutres en lamellé-collé et le platelage.
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Bagno 28, Rimini
Des fondations en cercle pour un châssis circulaire en acier, testées sur la plage avant la fourniture.
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Plage, Riccione
Les fondations du chiringuito, entre les cabines et la passerelle.
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Castellammare del Golfo
La terrasse en bois d'un lido parmi les palmiers, posée avec la visseuse et sans engin.
Ce qu'il nous faut pour votre projet
Si vous préparez le projet d'un établissement, pour un appel d'offres, un renouvellement ou une délégation de service public, envoyez-nous ce que vous avez. Nous répondons avec le schéma d'ancrage et les modèles adaptés au sable, à transmettre à votre bureau d'études.
- Où se trouve la plage et ce qu'il y a aujourd'hui sur le sable.
- Les structures à fonder : platelages, kiosque, passerelles, ombrages, cabines.
- Le plan, ou simplement un croquis avec les cotes et les points d'appui, si votre bureau d'études les a déjà.
- La période où l'on peut travailler, en général entre la fin d'une saison et le début de la suivante.
Vous êtes le concepteur qui prépare l'offre technique d'un candidat ? Écrivez-nous : nous vous envoyons les données des fondations à intégrer au projet et les références de nos chantiers sur la plage.
Le calcul reste au concepteur
En Italie, les vis de fondation relèvent des normes techniques pour les constructions (NTC 2018) : le nombre et le modèle se fixent dans le projet. Le configurateur donne une première estimation, qui reste une hypothèse à vérifier.
Le guide des vis de fondationQuestions fréquentes
Quand auront lieu les appels d'offres pour les concessions balnéaires en Italie ?
Une entreprise française peut-elle répondre ?
Les vis de fondation sont-elles des ouvrages «faciles à enlever» ?
En France, peut-on poser des vis de fondation sur une plage concédée ?
Les vis de fondation rapportent-elles des points dans l'appel d'offres ?
Peut-on les utiliser dans le sable ?
Quel acier en bord de mer ?
Quand peut-on les poser ?
Que se passe-t-il en fin de concession ?
Combien de vis pour un platelage ou un kiosque ?
D'autres réponses sur la durée de vie, les sols et les autorisations dans les questions fréquentes.
Vous préparez le projet d'un établissement de plage ?
Dites-nous où il se trouve et ce qu'il faut fonder sur le sable : nous vous disons quels T-Block il faut, et combien.